Le comité exécutif de la CAF est revenu sur sa décision de jouer la CAN tous les quatre ans. Le président Patrice Motsepe justifie ce revirement par des raisons financières, au nom des 54 associations membres et des joueurs africains évoluant à l’étranger.
La CAN ne changera finalement pas de rythme. Un an après avoir annoncé que la compétition se disputerait tous les quatre ans, la CAF a fait machine arrière : son comité exécutif a annulé cette décision et rétabli le cycle biennal, rapporte Daily Maverick. Le revirement a été annoncé le 5 novembre.
Selon le média sud-africain, le président Patrice Motsepe a déclaré que la motivation de ce retour en arrière était financière. La décision viserait, selon lui, à protéger les intérêts des 54 associations membres et des joueurs africains évoluant à l’étranger.
Une Ligue des nations africaine en toile de fond
Dans une déclaration citée par Daily Maverick, le président de la CAF défend une décision prise, selon lui, au nom de l’ensemble du football africain : « The decision by the CAF ExCo that the Afcon should [continue to] take place every two years was based on advancing, protecting and promoting the interest of African Football and Caf’s 54 member associations, as well as the interest of African players employed by football clubs outside Africa. » (traduction : la décision du comité exécutif de la CAF de maintenir la CAN tous les deux ans visait à faire avancer, protéger et promouvoir les intérêts du football africain et des 54 associations membres de la CAF, ainsi que ceux des joueurs africains employés par des clubs hors d’Afrique.)
Derrière cette formule, la question financière est au cœur du dossier. Patrice Motsepe s’est aussi dit préoccupé par les plusieurs années nécessaires avant que le projet de Ligue des nations africaine puisse apporter des ressources substantielles au football africain et aux compétitions de la CAF. Le comité exécutif a donc choisi de conserver le rythme biennal plutôt que d’attendre ces revenus.
L’édition 2027 sous la menace des chantiers
Le retour au cycle biennal met désormais la pression sur la prochaine échéance. Selon Assawsana, la CAN 2027, coorganisée par le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, est menacée par des retards dans la construction des stades. Cette information n’est pas confirmée par une décision officielle : le dossier ne fait état ni d’annulation ni de report.
Le calendrier resserré rend ces incertitudes plus sensibles : la CAF a choisi de conserver un rendez-vous tous les deux ans, à condition que les infrastructures suivent. Le dossier ne précise pas à quelle échéance les stades doivent être livrés dans les trois pays hôtes.
