Selon The Guardian, Samuel Eto’o, président de la FECAFOOT et membre du ComEx de la CAF, se positionne en coulisses pour succéder à Patrice Motsepe, le président de la CAF contesté après son revirement sur la fréquence de la CAN.
Patrice Motsepe, président de la CAF, fait face à une contestation sans précédent au sein du comité exécutif continental, selon The Guardian. Une fronde née d’un revirement inattendu : un retour au cycle biennal de la CAN est désormais envisagé, dix mois seulement après le vote en faveur d’une compétition tous les quatre ans.
Dans ce climat, un nom revient avec insistance : celui de Samuel Eto’o. Le président de la FECAFOOT, également membre du ComEx de la CAF, se positionne activement en coulisses pour succéder à Patrice Motsepe, toujours d’après le quotidien britannique.
Le revirement qui met le feu
Le point de départ est le format de la Coupe d’Afrique des nations. « Nous avons discuté ces derniers jours et nous examinons tout, y compris le retour de la CAN tous les deux ans. Mon devoir numéro un est de protéger et faire avancer les intérêts de l’Afrique », a déclaré Patrice Motsepe, cité par Reuters via The Guardian.
La sortie passe mal en interne. Dix mois plus tôt, la CAF avait voté le passage à un cycle de quatre ans. Plusieurs membres clés du football panafricain critiquent ouvertement une méthode de gouvernance solitaire.
Un second grief s’ajoute, toujours selon The Guardian : plusieurs dirigeants contestataires reprochent à Motsepe d’avoir promis au Cap-Vert le soutien unanime des 54 fédérations africaines à Gianni Infantino, président de la FIFA, sans concertation préalable.
Eto’o, une aura et des rivaux
Pour porter l’alternative, Samuel Eto’o peut s’appuyer sur une légitimité historique et une aura populaire unique, selon KOACI, des atouts pour rallier les voix des présidents de fédérations. Trois autres présidents influents de fédérations sont cités par The Guardian : Ahmed Yahya, président de la FFRIM (Mauritanie), Yacine Idriss Diallo (Côte d’Ivoire) et Souleiman Waberi (Djibouti).
Au-delà de Motsepe, la contestation pourrait peser sur le vote africain : entre 10 et 15 fédérations envisageraient désormais de voter contre Gianni Infantino au prochain congrès de la FIFA, avance le quotidien britannique.
La question du format divise aussi hors des instances. Claude Le Roy a publiquement appuyé l’urgence de préserver la CAN tous les deux ans pour financer les infrastructures africaines : « Il faut absolument la garder tous les deux ans, parce qu’une CAN tous les deux ans, c’est des terrains d’entraînement, de l’aménagement du territoire et des hôpitaux rénovés », a-t-il confié à Afrik-Foot.
Deux rendez-vous pour trancher
Deux échéances vont peser sur le dossier. Une réunion décisive du Comité Exécutif de la CAF est prévue en novembre à Abidjan pour acter le format officiel de la CAN. Viendra ensuite l’élection à la présidence de la FIFA, en mars, où le vote du bloc africain sera scruté de près.
Patrice Motsepe a, lui, officiellement annoncé qu’il ne briguerait pas de troisième mandat à l’expiration de son bail actuel, en 2029, selon Reuters.