Coup de tonnerre chez les Aigles de Carthage. Au lendemain de la déroute face à la Suède (5-1) en ouverture de la Coupe du Monde 2026, la Fédération tunisienne de football a officialisé, ce lundi 15 juin à la télévision publique, le limogeage de son sélectionneur Sabri Lamouchi. Pour le remplacer jusqu’à la fin du tournoi, la fédération a misé sur un autre technicien français bien connu du continent : Hervé Renard.
La sanction est tombée vite, et fort. Arrivé sur le banc tunisien en janvier seulement, Lamouchi n’aura tenu qu’un match dans ce Mondial avant de voir son contrat rompu d’un commun accord. La gifle reçue face aux Suédois — cinq buts encaissés par une équipe qui n’en avait pourtant concédé aucun durant les qualifications — a précipité une décision déjà dans l’air, sur fond de critiques persistantes autour de la gestion du vestiaire. À Monterrey, l’entrée en lice s’est transformée en cauchemar, et la Fédération a choisi de frapper un grand coup plutôt que de temporiser.
Place désormais à Hervé Renard, double vainqueur de la Coupe d’Afrique des Nations (avec la Zambie en 2012, puis la Côte d’Ivoire en 2015) et fin connaisseur du football africain. Attendu sans tarder auprès du groupe, il hérite d’une mission délicate : remobiliser une sélection touchée mentalement, et la relancer dès le deuxième match face au Japon, le dimanche 21 juin, avant les Pays-Bas. Tout n’est pas perdu pour autant : avec huit des douze meilleurs troisièmes qualifiés pour les seizièmes de finale, la Tunisie garde une fenêtre de tir. Encore faudra-t-il, et vite, retrouver un visage digne de ce nom.