À 18 ans, Ibrahim Mbaye découvre une réalité implacable du football de haut niveau : au Paris Saint-Germain, rien n’est jamais acquis.
Absent du groupe parisien pour la réception de Lyon dimanche dernier (défaite 1-2), le jeune ailier sénégalais — 25 apparitions et un but toutes compétitions cette saison — paie le prix d’une exigence qui ne souffre aucune exception. Révélé par Luis Enrique il y a deux saisons, Mbaye a brillé avant la CAN 2025 avec 19 matches sur 25 possibles, mais depuis son retour, il n’a disputé que 190 minutes en 2026 et n’a plus joué depuis le 21 mars contre Nice. Sa non-sélection contre l’OL, confirmée comme un choix purement sportif par le journaliste Fabrizio Romano, interroge son avenir au club.
En conférence de presse ce mardi, à la veille de la réception de Nantes pour la 26e journée de Ligue 1, Luis Enrique a choisi la clarté plutôt que la diplomatie. « Chaque minute que tu joues au PSG doit être spéciale. Il faut être prêt. Il a été prêt, mais j’attends beaucoup plus de tous les joueurs. C’est simplement la concurrence », a tranché l’entraîneur espagnol. Ce message dépasse le cas Mbaye : au PSG, la sélection repose sur une performance instantanée aux entraînements, sans égard pour l’âge ou le statut, dans un effectif ultra-compétitif.
La trajectoire fulgurante de Mbaye s’est inversée à vitesse grand V. Titulaire contre le Barça en Ligue des champions début de saison, il a ensuite été promis à plus de minutes post-CAN par Luis Enrique, qui avait salué sa finale remarquée contre le Maroc. Pourtant, trois mois plus tard, il est hors du radar, remplaçant inutilisé contre Toulouse et Liverpool, et désormais écarté. Sous contrat jusqu’en 2028 avec un salaire de 910 000 euros annuels, sa valeur est estimée à 30 millions d’euros.
À l’approche du mercato estival, l’Angleterre affûte ses armes : Aston Villa, West Ham, Brighton, Newcastle et potentiellement Millwall surveillent le prodige. Luis Enrique insiste : « Il faut profiter de chaque minute » pour regagner sa place. Pour Mbaye, la voie du retour passe par un travail quotidien intense, mais un départ semble de plus en plus probable si la concurrence l’emporte.