La FIFA a exclu l’arbitre Jean-Jacques Ndala de la liste des officiels pour la Coupe du monde 2026, un coup de tonnerre qui révèle sa position dans la crise explosive de la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal. Cette décision, rendue ce jeudi, sanctionne directement la gestion controversée du match par le referee congolais, alors que le Sénégal conteste toujours son forfait au Tribunal arbitral du sport (TAS).
Le 10 janvier 2025, les Lions de la Teranga du Sénégal l’emportent 1-0 face aux Lions de l’Atlas marocains lors de la finale disputée au Maroc. Mais la Confédération africaine de football (CAF) renverse la vapeur en appel : le Sénégal est déclaré battu par forfait pour avoir quitté temporairement le terrain, attribuant le titre au Maroc. L’arbitre Ndala est au cœur des critiques : il n’a pas sifflé la fin du match quand les Sénégalais sont rentrés aux vestiaires et n’a distribué aucun carton jaune à leur retour, des erreurs flagrantes selon les observateurs.
La FIFA tape du poing sur la table
En rayant Ndala de la liste des arbitres pour le Mondial 2026 aux États-Unis, Canada et Mexique – une compétition majeure en présence de Gianni Infantino –, la FIFA exprime un désaccord retentissant avec l’arbitrage de cette finale. Cette exclusion punitive, première du genre dans ce dossier, laisse entrevoir que l’instance mondiale juge la gestion de Ndala inacceptable, potentiellement influencée par les incidents graves comme le refus de jouer du Sénégal.
La crise s’enlise : la Fédération sénégalaise (FSF) dénonce une décision CAF ‘sans précédent et inacceptable’, saisissant le TAS pour récupérer son titre gagné sur le terrain. Le Maroc, via la FRMF, salue la sentence continentale et menace de recourir à la FIFA si besoin, invoquant les articles 6 et 16 de son code disciplinaire sur les incidents graves et l’atteinte à l’image du football mondial. Les présidents de la FIFA et de la CAF ont condamné les faits, promettant des sanctions.
Cette intervention de la FIFA ravive les tensions institutionnelles à la CAF, déjà secouée par la démission de son secrétaire général et des promesses de réformes floues après le scandale. Le TAS, juridiction suprême, tranchera définitivement, mais le football africain reste fracturé : légitimité sportive du Maroc entachée, Sénégal frustré, et une ombre sur la CAN future. La balle est dans le camp des juristes, avec la FIFA en observatrice attentive.