Le monde du football est encore sous le choc de la décision historique de la Confédération Africaine de Football (CAF). Le mardi 17 mars 2026, le Jury d’Appel de la CAF a retiré au Sénégal son titre de champion d’Afrique 2025, remporté 1-0 après prolongations en finale contre le Maroc à Rabat le 21 janvier, pour l’attribuer sur tapis vert aux Lions de l’Atlas sur le score de 3-0. Cette sanction fait suite aux incidents chaotiques de la fin de match : les Sénégalais avaient quitté temporairement le terrain après un penalty accordé au Maroc (raté par Brahim Diaz), des supporters avaient tenté d’envahir la pelouse, et Pape Gueye avait scellé la victoire sénégalaise en prolongation.
En pleine euphorie après la qualification écrasante du PSG en demi-finale de Ligue des Champions face à Chelsea (5-2 au total, 3-0 à Stamford Bridge), Ousmane Dembélé a été informé de la nouvelle par son compatriote Wesley Fofana, défenseur des Blues. Les caméras de Canal+ ont capturé une scène insolite : hilare, le Ballon d’or 2025 a lancé « Pour ces dingueries-là, il n’y a que la CAN, frère ! », provoquant le rire des deux joueurs. Cette réplique ironique, devenue virale sur les réseaux sociaux, illustre parfaitement l’incrédulité générale face à ce revirement deux mois après les faits.
Capitaine du Maroc et coéquipier de Dembélé au PSG, Achraf Hakimi n’a pas encore réagi publiquement à ce titre acquis de manière controversée. Le Sénégal, de son côté, a immédiatement saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) pour contester la décision de la CAF, promettant une bataille juridique qui pourrait encore faire évoluer la situation. Cette affaire relance les débats sur la gestion des compétitions africaines, souvent marquées par des polémiques.
La réaction de Dembélé résonne comme un condensé d’humour et de surprise dans un football africain connu pour ses rebondissements imprévisibles. Alors que la CAN 2025 entre dans les annales pour cette « dinguerie » historique, l’attente se cristallise désormais sur le verdict du TAS. Reste à savoir si le Maroc conservera bel et bien son statut de champion d’Afrique.