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Samuel Eto’o lance l’opération séduction pour les binationaux avant la CAN 2025

À une semaine du stage en Espagne à Alavés, Samuel Eto’o accélère sa stratégie pour séduire les talents binationaux et renforcer les Lions Indomptables en vue de la CAN 2025 au Maroc. Le président de la Fecafoot mise sur un sélectionneur local et un groupe rajeuni pour relancer la machine camerounaise, malgré les critiques.

Après l’échec en qualifications pour la Coupe du monde 2026, face au Cap-Vert et à la RD Congo, le Cameroun aborde la CAN avec fébrilité. Eto’o a limogé le Belge Marc Brys, imposé par le ministère, pour nommer David Pagou, entraîneur camerounais primé et familier du groupe. « Aucun joueur ne sera plus au-dessus du Cameroun », a tonné la légende, écartant des vedettes comme André Onana et Vincent Aboubakar. Quasi la moitié de la sélection compte des binationaux formés en Europe, un choix pragmatique d’Eto’o qui rêve d’une équipe à 80% locale d’ici cinq ans.[3][1]

Un virage national pour inspirer la relève

Ce chambardement, à trois semaines de la compétition, divise. Pagou connaît les joueurs et incarne le rêve d’un staff 100% camerounais, comme chez sept des neuf qualifiés africains pour le Mondial. Eto’o justifie: la Côte d’Ivoire a gagné sa CAN 2024 après un changement tardif de coach. Objectif modeste pour les Lions: une compétition sans couacs extrasportifs, avant de viser haut dans un groupe F corsé avec Gabon, Côte d’Ivoire et Mozambique. Bryan Mbeumo, Georges-Kévin Nkoudou et Karl Etta Eyong tiendront l’attaque, sans Zambo Anguissa blessé.

Au-delà des choix sportifs, Eto’o passe à l’offensive pour sécuriser les binationaux. Formés en Europe, ces talents hésitants reçoivent des signaux forts: un projet local ambitieux pour les convaincre de porter le maillot indomptable. Réélu en novembre, le président fédéral insiste sur des infrastructures camerounaises attractives. « Aujourd’hui, toutes nos décisions visent à ce que les footballeurs croient en leur réussite au pays », confie-t-il. Tensions avec le ministre des Sports Narcisse Mouelle Kombi persistent, mais Eto’o priorise l’unité. La réunion préparatoire à Yaoundé, où il était attendu, souligne les enjeux.

Ambitieux, Eto’o prévient: « La prochaine CAN, on vient pour la gagner! Préparez-vous dès aujourd’hui ». Malgré les moqueries sur l' »Eto’o circus », ce stage espagnol marque le lancement d’une séduction ciblée. Les binationaux, piliers actuels, pourraient basculer si le projet séduit. Le Cameroun, nation de cinq CAN, veut briller au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Reste à transformer la fébrilité en force.

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