Vincent Sowah Odotei, Lead Administrator du comité de gestion intérimaire et ancien CEO de Hearts of Oak, estime que le football ghanéen paie « des décennies de mauvaise gouvernance » et appelle à « faire les choses de base correctement ».
Le football ghanéen traverse une période difficile, et Vincent Sowah Odotei ne cache pas son diagnostic. Dans une déclaration rapportée par MyJoyOnline, le dirigeant dresse un constat sévère du déclin du football ghanéen, qu’il relie à la manière dont le pays est administré depuis des années.
Selon lui, les difficultés des équipes nationales et des championnats domestiques, qui peinent à s’illustrer sur les scènes continentale et mondiale, ne relèvent pas de l’accident de parcours. Elles découlent d’un mal installé depuis plusieurs décennies, et dont les effets se font sentir de la base jusqu’au plus haut niveau.
Un constat sans concession
« Le niveau de détérioration est très élevé. Ce sont des décennies de mauvaise gouvernance », a-t-il lancé. Dans son viseur figurent l’incapacité du football ghanéen à attirer des profils compétents dans l’administration et l’absence de moyens matériels.
« Nous n’avons pas pu attirer de bonnes personnes dans l’administration. Nous n’avons pas les installations, nous n’avons pas d’infrastructures tactiques et physiques », a-t-il poursuivi. Il déplore aussi que le pays ne compte pas « d’équipes bien structurées, pilotées par une stratégie, qui regardent à long terme ».
Les deux volets de ce diagnostic se répondent : d’un côté, les hommes et la gouvernance ; de l’autre, les infrastructures et la stratégie. Pour le dirigeant, ces faiblesses se cumulent et expliquent la place actuelle du pays. Il conclut : « Nous sommes là où nous sommes à cause de décennies de mauvaise gouvernance. »
Les bases avant la stratégie
Pour Vincent Sowah Odotei, la refondation passe d’abord par ce qu’il nomme une transformation « hygiénique ». « Pour transformer un système qui nous permettra de rivaliser avec les Nord-Africains, les Est-Africains et les pays d’Afrique australe, nous aurons besoin d’une transformation hygiénique pour délivrer une transformation stratégique », a-t-il expliqué à MyJoyOnline.
Le dirigeant fixe ensuite le programme : « Nous devons faire les choses de base correctement. Les bases qui nous rendront compétitifs : la régulation, l’ordre, une organisation appropriée, une programmation appropriée. » Il cite également la formation des entraîneurs locaux, avec cette consigne : « Assurez-vous d’améliorer la façon dont nous formons nos entraîneurs locaux. »
Une comparaison sans calendrier
Cette comparaison avec les nations d’Afrique du Nord, de l’Est et du Sud place le Ghana en position de poursuivant. Elle sert de référence à un objectif plus qu’elle ne décrit un plan : les propos ne sont assortis d’aucun calendrier, et le dossier ne mentionne aucune mesure concrète annoncée.
Il s’agit d’une déclaration, et non d’une décision officielle de la fédération ou de Hearts of Oak. Les prochaines échéances du football ghanéen ne sont pas précisées à ce stade. Le propos a également été relayé par GhanaWebbers.
