Le président de l’Advocacy for Nigeria Football Reform Initiative, Prince Harrison Jalla, accuse la CAF d’avoir violé sa propre décision dans le dossier Edo Queens et dénonce l’absence de voix nigériane au sein de l’instance, selon The Sun Nigeria.
Le dossier Edo Queens prend un nouveau tournant. Prince Harrison Jalla, président de l’Advocacy for Nigeria Football Reform Initiative, accuse la CAF d’avoir violé sa propre décision dans cette affaire, selon The Sun Nigeria. Il dénonce également l’absence de représentation nigériane au sein de l’instance continentale.
Pour rappel, Edo Queens avait remporté le tournoi de qualification WAFU B à Ouagadougou, avant qu’Ampem Darkoa Ladies ne dépose une protestation 48 heures plus tard. Le club affirmait que la rencontre n’avait pas été jouée sur la durée réglementaire complète avant les tirs au but. La CAF a validé cette protestation et ordonné un match à rejouer au même endroit, avec les mêmes joueuses, sur 15 minutes par mi-temps pour couvrir les 30 minutes manquantes.
Le déplacement au Caire en question
Selon Jalla, la CAF a ensuite déplacé ce match à rejouer au Caire, en Égypte, et privé Edo Queens de certaines joueuses retenues à la Coupe du monde U17 féminine. Ces accusations restent celles du réformateur, rapportées par The Sun Nigeria.
Edo Queens a déposé une nouvelle réclamation auprès de la CAF, datée du 29 octobre 2026. Son examen par l’instance reste à venir.
Une gouvernance pointée du doigt
Jalla ne s’arrête pas au cas Edo Queens. Il estime que les nominations à la CAF sont devenues « entièrement commercialisées » et dénonce l’absence de voix nigériane au sein de l’instance. « Tout au long de ce drame, aucun Nigérian à la CAF n’a levé le petit doigt pour défendre le pays », a-t-il déclaré à The Sun Nigeria.
Il interpelle directement l’instance : « Où sont les Nigérians à la CAF ? Qui les a nommés au départ ? Leurs nominations sont-elles basées sur le mérite ? »
Il cite aussi les anciens dirigeants nigérians Orok Oyo, Adegboye Onigbinde, Patrick Okpomo, Jonathan Ogunfere, Amos Adamu, Sani Toro et Amanze Uchegbulam.
Quelle suite pour Edo Queens ?
Le club nigérian, présidé par Emperor Jarrett Tenebe, attend une réponse de l’instance sur sa réclamation.
Jalla va plus loin : « La CAF est en train de devenir un canon libre », a-t-il lancé à The Sun Nigeria.
