Le président de la transition, Ibrahim Traoré, a défendu ce jeudi sa réforme du sport burkinabè et jugé le football « malade », alors que la CAF a demandé des comptes aux autorités sous peine de suspension de la sélection.
Le président de la transition burkinabè, Ibrahim Traoré, est intervenu ce jeudi pour exposer publiquement les motifs de sa réforme structurelle du sport national. Cette prise de parole intervient alors que la Confédération africaine de football (CAF) a demandé des explications formelles et des comptes aux autorités, sous peine de suspension des équipes nationales, selon Afrik-Foot.
Le pouvoir en place revendique sa démarche et affirme assumer le risque d’une suspension internationale prononcée par la FIFA et la CAF, afin, dit-il, d’assainir définitivement le secteur.
Une défaite 0-7 comme déclencheur
La crise a été déclenchée par la lourde défaite des Étalons face à l’Argentine (0-7) au début du mois d’octobre, rapporte Afrik-Foot.
À la suite de ce revers, le chef de l’État avait déclaré que le football burkinabè était « malade ». Un constat qu’il a développé publiquement ce jeudi, toujours d’après Afrik-Foot. Son diagnostic ne s’arrête toutefois pas au terrain.
Le financement de l’État en question
Le président de la transition a dénoncé le décalage inacceptable entre les financements colossaux accordés par l’État et l’absence totale de contrôle sur la gestion des fédérations, selon Afrik-Foot. C’est ce déséquilibre qui justifie, à ses yeux, la refonte engagée.
Le plan prévoit l’adoption d’une nouvelle loi sur le sport pour assainir la gouvernance. Il comprend également la création d’une nouvelle compétition nationale pilotée par l’État, indique la même source.
Une suspension qui reste un risque
Les statuts de la FIFA proscrivent formellement les ingérences gouvernementales directes dans les fédérations. Les sélections de jeunes et l’équipe fanion des Étalons risquent d’être exclues des prochaines échéances continentales si aucun compromis n’est trouvé, selon Afrik-Foot.
Ibrahim Traoré a déclaré : « Si c’est avéré, ils vont suspendre l’équipe », une phrase citée par Afrik-Foot. Le pouvoir burkinabè présente cette suspension comme un risque qu’il dit accepter au nom de l’assainissement du secteur, et non comme une issue acquise.
La réponse officielle et la transmission du rapport d’explications du Burkina Faso sont attendues par la CAF et la FIFA dans les prochains jours, précise Afrik-Foot.
