Deux dixièmes de seconde. C’est la durée de la coupure de courant qui a plongé le Levy Mwanawasa Stadium de Ndola dans l’obscurité, mardi soir, en plein Zambie-Togo. Résultat : dix-huit minutes d’interruption, en direct à la télévision, lors d’un match des éliminatoires de la CAN 2027.
Tout avait pourtant bien commencé pour les Chipolopolo. Dès la 2e minute, Albert Kangwanda ouvre le score de près, sur un service de Fashion Sakala selon beIN Sports. Puis, vers la 20e minute, les projecteurs s’éteignent. Joueurs et supporters se retrouvent dans le noir. L’arbitre Mahmood Ismail n’a d’autre choix que d’arrêter la rencontre.
Pourquoi si longtemps ?
Mercredi, la compagnie nationale d’électricité ZESCO a donné l’explication, rapporte Lusaka Times. La perturbation est survenue à 18h21 et n’a duré que 0,2 seconde. Le problème vient des projecteurs eux-mêmes : de par leur conception, ils ont besoin d’environ vingt minutes pour retrouver leur pleine puissance après la moindre coupure. Autrement dit, un micro-incident sur le réseau suffit à paralyser un match international. ZESCO annonce vouloir travailler avec le ministère de la Jeunesse, des Sports et des Arts à une refonte de l’éclairage du stade. Et en a profité pour féliciter les Chipolopolo.
Sur le terrain, la panne n’a pas cassé l’élan zambien. Après de nombreuses occasions manquées en seconde période, Eliya Mandanji, entré en jeu, a fait le break dans le temps additionnel. Score final 2-0. « Le Togo est une bonne équipe, mais nous l’avions préparé et les joueurs ont suivi les consignes », a réagi le sélectionneur George Lwandamina. En face, Patrice Neveu a reconnu que « la Zambie méritait le résultat ». Seule ombre au tableau, les sorties sur blessure de Miguel Chaiwa et David Simukonda, ce dernier évacué sur civière.
Un stade sous surveillance
Avec trois points, la Zambie remonte à la 2e place du groupe I, derrière l’Algérie (4 points). Mais l’incident fait tache : selon Lusaka Times, l’enceinte de Ndola a déjà connu des problèmes d’alimentation à répétition. Prochain match à domicile, le Burundi le 11 novembre. D’ici là, la fédération et les gestionnaires du stade ont un mois et demi pour régler le problème. Sans quoi la lumière risque de s’éteindre une nouvelle fois.