Les Fennecs ont signé un coup de prestige. Mercredi 3 juin 2026 à Rotterdam, l’Algérie est allée s’imposer (0-1) sur la pelouse des Pays-Bas, pourtant invaincus depuis onze matchs. Un éclair de génie d’Anis Hadj-Moussa et un Luca Zidane impérial ont fait la différence, à huit jours de l’entrée en lice au Mondial 2026.
Personne ne donnait cher de la peau des Fennecs sous la pluie de Rotterdam. Dans l’antre du Feyenoord, les Pays-Bas, septièmes au classement FIFA et sur une série de onze rencontres sans défaite, ont d’emblée posé leur intensité. L’Algérie a longtemps vécu en apnée, sauvée par un Luca Zidane décisif : le gardien, prêté par la fenêtre des sélections à un rôle de patron, a sorti le grand jeu devant Justin Kluivert (61e) puis Memphis Depay (83e). Les Oranje ont multiplié les vagues, mais le mur algérien n’a pas cédé. Et c’est souvent dans ces soirées-là, où l’on souffre sans rompre, que se forgent les exploits.
La récompense est tombée à la 86e minute, sur le deuxième et dernier tir cadré algérien de la soirée. Anis Hadj-Moussa s’est offert un bijou pour faire taire le stade et signer l’unique but de la rencontre (0-1). Au-delà du symbole — battre une nation du Top 10 mondial —, ce succès a une vraie valeur : il arrive à huit jours du coup d’envoi de la Coupe du Monde 2026, où l’Algérie, 29e à la FIFA, hérite d’un groupe J redoutable avec l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie. Les Verts débuteront le 17 juin à Kansas City face aux champions du monde argentins. De quoi emmagasiner une confiance précieuse. Reste à confirmer : un exploit en amical ne vaut que s’il sert de tremplin.