« Je n’ai pas payé 500 dollars pour avoir ma place dans l’équipe, donc j’ai été écarté. » Cette phrase glaçante, rapportée par Sport News Africa et relayée par le journaliste Romain Molina, résume à elle seule le scandale de corruption qui éclabousse la sélection U17 de la République Démocratique du Congo avant la CAN U17.
Selon plusieurs témoignages concordants recueillis par Sport News Africa, un système organisé de racket aurait été mis en place au sein de la sélection U17 de la RDC. Les joueurs convoqués pour disputer la CAN U17 auraient été contraints de reverser 500 dollars — soit la moitié de leur prime de 1 000 dollars — au sélectionneur Denis Makenga. Une véritable rétrocommission qui transformait la convocation en équipe nationale en transaction financière. Les joueurs qui refusaient de se plier à cette pratique auraient purement et simplement été écartés du groupe, privés de l’opportunité de représenter leur pays dans une compétition continentale majeure.
L’affaire est d’autant plus choquante que la RDC avait officiellement validé son groupe le 12 mai 2026 après avoir satisfait aux tests IRM exigés par la CAF. À ce stade, ni la Fédération Congolaise de Football (FECOFA) ni la CAF n’ont annoncé l’ouverture d’une procédure disciplinaire officielle. Mais la pression médiatique est désormais immense, notamment depuis la prise de parole publique du journaliste d’investigation Romain Molina, dont la crédibilité sur les affaires de corruption dans le football africain n’est plus à démontrer. Le football congolais attend des réponses, et vite.