Bertrand Traoré domine sans partage le classement des footballeurs burkinabè les mieux payés, avec un salaire mensuel de 164 millions FCFA à Sunderland, selon une enquête exclusive de Sidwaya Sport. À 30 ans, le capitaine des Étalons devance une nouvelle génération ambitieuse, prouvant que l’exil européen reste l’eldorado du ballon rond national.
Fraîchement transféré de l’Ajax Amsterdam vers le promu anglais de Premier League, l’attaquant originaire de Bobo-Dioulasso émarge à hauteur de 3,92 millions d’euros par an, soit environ 2,55 milliards de FCFA. Ce pactole, révélé par le journaliste Yves Ouédraogo dans l’hebdomadaire Sidwaya, le consacre une nouvelle fois comme le ‘Roi incontesté du portefeuille’ parmi ses compatriotes. Malgré des blessures récurrentes ces dernières années et une valeur marchande en baisse à 8 millions d’euros, Traoré maintient son leadership financier, succédant à Charles Kaboré à la retraite.
La menace monte : Tapsoba et Ouattara à l’assaut du trône
Derrière le leader, Edmond Tapsoba, pilier défensif du Bayer Leverkusen, talonne de près avec 145 millions FCFA mensuels. À 26 ans, le ‘roc’ burkinabè pourrait exploser les compteurs en cas de prolongation ou de transfert vers un géant européen, lui qui investit déjà massivement dans l’immobilier à Ouagadougou. Le podium s’achève avec Aboubacar Dango Ouattara, 24 ans, qui empoche 115 millions FCFA par mois à Brentford, illustrant l’essor des jeunes talents en Angleterre.
L’Europe n’est plus l’unique terre promise. Franck Lassina Traoré suit au Shakhtar Donetsk avec 65 millions FCFA, tandis qu’Issoufou Dayo (34 ans), au Qatar avec Umm Salal SC, perçoit 54 millions FCFA. Ibrahim Blati Touré, transféré en Libye à Al Ahli Tripoli, affiche 50 millions FCFA, et Yacouba Nasser Djiga, prêté par Wolverhampton aux Rangers d’Écosse, ferme la marche du top 7 à 49 millions. Ce classement annuel, traditionnellement dévoilé par Sidwaya, met en lumière la diversification des destinations lucratives, du Golfe à l’Afrique du Nord, pour les Étalons.
Au-delà des chiffres, ces salaires mirobolants financent des empires immobiliers dans la capitale burkinabè et soutiennent le développement du football local. Bertrand Traoré, avec son palmarès chez Aston Villa, Lyon ou Villarreal – où il a frôlé les 4,7 millions d’euros annuels –, incarne le rêve burkinabè : transformer le talent en fortune planétaire. Reste à voir si la saison 2026 maintiendra ce règne ou si la concurrence affûtera ses griffes.